Le pentagramme

Le pentagramme existe depuis la préhistoire. Dans la période du cunéiforme (vers 2.600 avant notre ère), il symbolisait les cieux avec les quatre directions de l’espace (avant, arrière, gauche, droite) et la cinquième pointe pour le « dessus ». Puis, il a été repris par Pythagore et ses disciples, Platon, Euclide, les gnostiques, etc. En 1492, Leonard de Vinci est le premier à représenter l’homme comme un pentagramme.

Parmi les nombreuses interprétations du symbole, la plus courante et la plus universelle est sa figuration de l’homme et de ses cinq extrémités : deux bras, deux jambes et une tête. Certains poussaient même la symbolique en développant l’aspect moral et initiatique : le pentagramme représente l’homme parfait avec ses cinq vertus (la sagesse, l’amour, la vérité, la justice et la bonté) ou il peut également représenter les cinq sens (le toucher, l’odorat, la vue, le gout et l’ouïe.)

Parallèlement, une autre grande interprétation, sans être contradictoire avec l’homme pentagramme met en avant l’analogie du symbole avec le monde et ses correspondances entre la tête et l’esprit. Dans cette image, au-delà de la neutralité et de la création que représente l’esprit, la tête correspond au feu, la poitrine à l’air, le ventre à la terre, et les pieds à l’eau.

Figurant parmi les symboles les plus riches, le pentagramme a traversé les âges et les cultures pour être chez les premiers chrétiens, un talisman protecteur ; dans la Bible, un signe de médiation, de jugement et d’intelligence ; dans la Kabbale, le tetragrammaton ; chez les tziganes, l’étoile de la connaissance ; chez les pythagoriens, le symbole du commencement ; dans l’ancienne Babylone, un moyen de guérison ; etc…

Chez les Wiccans, le pentagramme est même devenu leur emblème. Habituellement placé à l’intérieur d’un cercle, symbole de l’infini et de l’éternité, les cinq pointes représentent les quatre éléments et l’esprit. L’une des motivations de la Wicca à s’approprier le pentagramme, pourrait être le symbole d’union entre l’homme et la femme qu’il représente. En effet, les cinq branches accordent une symbolique féconde au chiffre 3 (le principe mâle) additionné au chiffre 2 (le principe féminin).

Aujourd’hui, de nombreuses variantes existent à l’image du pentacle du wicca. Il peut être tracé avec des lignes qui en se croisant passent tantôt dessus, tantôt dessous pour devenir un nœud pentagrammatique ou il peut encore avoir des angles au forme de la lettre Alpha pour être un pentalpha, etc…

Le fait que le pentagramme soit simplement inversé ou droit est également sujet à des interprétations. A l’époque médiévale, le symbole était si puissant que l’on se signait davantage avec lui qu’avec le signe de croix. Les hommes d’Eglise l’ont alors surnommé « Signe du Diable ». Son association avec l’adoration de Satan prend alors toute son ampleur, avec la pointe du pentagramme en bas, vers les Enfers.

Quelles que soient les croyances, il ne s’agit pas ici de dénigrer mais simplement de dresser le constat que le pentagramme est un symbole riche en interprétations et ceci, depuis la préhistoire mais qu’il reste toujours d’actualités dans beaucoup de pratiques et de philosophie ésotérique.

Patricia I.

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