Le mythe du vampire

Le mythe du vampire est aujourd’hui largement alimenté par les romans, les films et les séries à l’image du roman de Bram Stocker « Dracula », des films comme « Twilight » ou des séries comme « Angel » ou « Buffy contre les vampires ».

Mais le mythe du suceur de sang prend ses origines il y a des milliers d’années partout dans le monde : la Chine du VIème siècle avec des témoignages poignants, des rapports sont établis entre les vampires et les lamies ou les harpies de la mythologie grecque et romaine, etc. En effet, les harpies de l’Antiquité par exemple, étaient connues pour être des femmes enlevant des hommes que l’on ne revoyait plus jamais.

Les légendes médiévales russes, allemandes ou romaines sont peuplées de personnages cruels assoiffés de sang, à l’image du héros du roman de Stocker. Même si Dracula est un personnage de fiction, Vlad Dracul est la personne réelle qui a inspiré l’auteur.

Vlad Dracul est un prince de la Valachie, une province située entre les Alpes de Transylvanie et le Danube, sous la domination turque. Dracul est alors l’emblème du roi et signifie « Dragon ». Né en 1430, fils de Vlad IV, il reçoit le titre de Dracula ou « fils du Dragon » lorsqu’il succède à son père. A une époque où la violence est partout, il reproduit naturellement ces bas instincts. Ayant assisté à l’assassinat de son père et à l’enterrement de son frère alors qu’il était vivant, Dracula reproduit l’horreur tout au long de ses 10 ans de règne. Surnommé l’empaleur, sa cruauté est connue de tous et le nombre de ses victimes empalées, brulées ou écorchées vives, s’estime entre 50.000 et 100.000 en une décade.

Tué en 1476 dans des circonstances mystérieuses, on sait seulement qu’il a été décapité et que sa tête a trôné au sommet d’une pique. Mais c’est au début du XXème siècle, en découvrant sa tombe vide, que la réalité a rejoint la fiction…

Cultivé par nos peurs et notre appréhension noire de la mort, le mythe du vampire est à l’origine de comportements étranges dans le monde entier. Par exemple, à partir de 1730, des tombes ont été profanées en grand nombre dans le but de transpercer le cœur de ses occupants, soupçonnés d’être des vampires et de les brûler. L’ampleur de ce phénomène, initié en Grèce et s’étendant à toute l’Europe centrale, a obligé souvent les armées à intervenir.

Dans le même esprit, lors des grandes épidémies comme la peste, la rage ou le choléra, alors que les médecins ne pouvaient fournir d’explications tangibles au phénomène, certaines croyances populaires se développaient. Parmi elles, celle sur le premier mort, responsable de la situation, qui revenait à la nuit tombée et allait de maison en maison aspirer la vie des gens que l’on retrouvait mort le lendemain. A cause de cette croyance, des médecins ont du déterrer le premier mort pour lui planter un pieu dans la poitrine.

Aujourd’hui, le mythe du vampire fascine toujours autant, relayé par le septième art et inspirant malheureusement des tueurs en série comme Peter Kürten, baptisé « le vampire de Düsseldorf ». Mais depuis les années 80, les scientifiques exposent une théorie sur ce mythe expliquant le pont entre la réalité et la fiction, parfois franchi au cours des siècles. La porphyrine est une maladie rare à l’origine du développement de dents pointues, d’une hypersensibilité à la lumière, d’un besoin de sang et également d’une allergie à l’ail : autant d’éléments qui ont façonné et façonne encore, l’image du vampire et peuvent peut-être expliquer sa présence physique et tangible au cours des siècles…

Patricia I.

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